Le vieillissement : l’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient la structure et les fonctions de l’organisme. Il est sensible aux maladies, à l’hygiène de vie, à l’environnement…

La diminution des capacités fonctionnelles des personnes âgées induit une réduction de leurs capacités d’adaptation face aux situations d’agression, ceci les rendant vulnérables.


Les caractéristiques du vieillissement normal

Avec l’avancée en âge des modifications physiques s’observent au niveau des différents organes du corps. Ces changements varie d’un individu à l’autre.

Au niveau des organes sensoriels : diminution de la vision, de l’audition, modification du goût, de l’odorat, diminution de la sensibilité tactile.

Au niveau de l’appareil locomoteur : difficulté à la marche, lenteur des gestes...

Au niveau cognitif : difficulté à assimiler plusieurs informations en même temps, capacité de raisonnement diminuée, déclin de la vitesse de traitement des informations...

Autres changements : relâchement de la peau, respiration difficile, fragilité osseuse, atrophie cérébrale...

Un trouble visuel ou une difficulté à la marche peut altérer la qualité de vie et le bien-être de la personne. La non acceptation de ces changements physiques peut avoir des conséquences psychosociologiques importantes comme l’isolement voire un état dépressif.


Le vieillissement pathologique

Un état physiologique (âge), un état pathologique ou une habitude de vie (tabac) influent sur le vieillissement normal et peuvent entrainer des maladies.

Démences comme la maladie d’Alzheimer : Association de déficits cognitifs d’évolution progressive (troubles de la mémoire, du langage, des gestes, des reconnaissances, des fonctions exécutives) influençant sur les activités de la vie quotidienne. Associé ou non à des troubles du comportement (agitation motrice, verbale, désinhibition…). Une des premières causes de dépendance du sujet âgé.

Pathologies cardio-vasculaires comme les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) : Urgence thérapeutique, les dommages peuvent être irréversibles (perte de la sensibilité, de la mobilité du corps, perturbations du langage, perte de la vision…), selon la partie du cerveau touchée. La fréquence augmente avec l’âge.

Maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson. Dégénérescence de certains neurones entrainant des tremblements de repos, une rigidité musculaire, une akinésie (difficulté à initier un mouvement). Deuxième cause d’invalidité après les maladies cardio-vasculaires.

Chutes : causes et des conséquences diverses. Les chutes à répétition peuvent conduire vers un syndrome post chute (la personne va moins marcher, elle se renferme sur elle-même, reste au fauteuil et devient plus dépendante). Facteur de dépendance, motif d’entrée en institution et facteur de risque de décès.

Dépression : Caractérisée par un manque d’initiative, une tristesse, une dévalorisation, des plaintes somatiques. Fréquente chez la personne âgée en institution mais souvent mal diagnostiquée. Pathologie à surveiller et à prendre en charge.

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Dépendance et Autonomie

Dépendance : impossibilité partielle voire totale pour une personne d’effectuer les activités de la vie quotidienne qu’elles soient physiques, psychologiques ou sociales et impossibilité de s’adapter à son environnement.

Autonomie : Capacité à se gouverner soi-même, à prévoir et choisir, c’est la liberté de pouvoir agir, c'est aussi accepter ou refuser quelque chose en fonction de son jugement.

Lorsque les fonctions cognitives d'une personne âgée sont altérées, les soins qui lui sont faits doivent lui être expliqués. La volonté de la personne et ses choix doivent prévaloir sur ceux des autres (proches, soignants).

Une personne dépendante physiquement peut être autonome si elle possède les capacités psychiques et cognitives pour compenser ses déficits.

Causes : Les pathologies ci dessus sont des causes de dépendance. Selon l’atteinte physique, cognitive, psychologique du sujet âgé, la dépendance sera plus ou moins importante (GIR). L’hospitalisation, tout comme l’entrée en institution peuvent entrainer une majoration de la dépendance.

Conséquences : La dépendance influe sur la personne âgée d’une part (sa vie quotidienne et ses AVQ, son lieu de vie, son ressenti émotionnel) et l’entourage d’autre part (l’équipe familial, le rôle des enfants, leur ressenti émotionnel, l’équipe soignante, la charge de travail).


La prise en charge globale de la personne âgée

  • Le diagnostic
  • Le traitement thérapeutique
  • La prévention des complications
  • Le maintien des capacités physiques, cognitives, psycho-sociales

Elle est centrée sur la personne âgée dépendante considéré comme un individu unique. Le consentement à son projet de soin et plus largement son projet de vie sont indispensables en EHPAD.

Elle s’inscrit dans le Prendre Soin que respecte chaque intervenant (médecin, infirmier, aide-soignant, psychologue, auxiliaires paramédicaux, animateur, personnel d’hébergement et administratif) réuni et coordonné en équipe pluridisciplinaire.

Notre objectif : évaluer les besoins (physiologiques, psychologiques, sociaux…) de la personne, prendre en compte ses incapacités et ses potentialités pour mettre en œuvre les moyens nécessaires pour l’aider, l'accompagner au quotidien et la soigner.

La bientraitance : chaque intervenant prend conscience de la vulnérabilité liée à l’âge et recherche le bien-être de la personne âgée en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance ; c’est un fil conducteur tout au long de la prise en charge de la personne âgée.

PA